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ctoutpourvous

Une voix de "gros nounours"...

28 Novembre 2009, 11:34am

Publié par marigotine FWI


                             Une idée de cadeau:   Un p'tit  "Schmoll" pour Noël

     

          Eddy Mitchell : "J'ai envie de faire d'autres choses"

                    Eddy Mitchell fait partie de cette génération de chanteurs qui ont débuté avec des adaptations de standards américains avant d'écrire leurs propres chansons. (Crédits : Thierry Le Goues / Polydor)
Eddy Mitchell fait partie de cette génération de chanteurs qui ont débuté avec des adaptations de standards américains avant d'écrire leurs propres chansons.

Le chanteur publie un album de reprises de chansons américaines, tout en annonçant sa dernière tournée.

Au moment d'amorcer la préparation de son nouvel album, Grand Écran (Polydor-Universal), Eddy Mitchell pensait se faire plaisir avant tout. En choisissant d'adapter dans notre langue des chansons américaines popularisées au cinéma, il n'envisageait pas la dimension administrative requise par l'exercice. «Je pensais que ce serait un album très simple à réaliser, n'ayant pas à travailler en tant qu'auteur. Finalement, ça a pris plus d'un an de travail en amont, le temps d'obtenir les autorisations des auteurs, des éditeurs et des ayants droit», explique-t-il en allumant une cigarette.

Il a dû en particulier faire face au zèle de certains d'entre eux. «Les héritiers de Johnny Cash étaient très pointilleux. Pourtant, en trouvant la partition de Walk The Line, j'ai découvert un texte français de 1959, intitulé Ping-Pong. Les temps changent», s'amuse-t-il dans un éclat de rire. Paradoxalement, le moins difficile a été Bob Dylan, qui lui a permis de prendre des libertés avec le texte original de Knockin' on Heaven's Door.

Eddy Mitchell fait partie de cette génération de chanteurs qui ont débuté avec des adaptations de standards américains avant d'écrire leurs propres chansons. C'était il y a cinquante ans.

«À l'époque, c'était simple, on prenait une chanson et on racontait ce qu'on voulait. Les éditeurs étaient surtout contents de faire du pognon. Aujourd'hui, ils veulent l'argent du beurre.» C'est après sa rencontre avec le pianiste Pierre ­Papadiamandis, qui intégra son orchestre en 1964, qu'il se constitua un répertoire propre. «J'ai commencé à faire des textes moi-même parce que ce qu'on m'apportait était pire que ce je pouvais écrire. Mais je ne me considère pas comme un auteur. Je me débrouille avec moi-même, mais je ne saurais pas écrire pour les autres.»

 

Tout récemment, Mitchell a annoncé que sa tournée de 2010-2011 serait également sa dernière.

«À la fin de celle-ci, je frôlerai les 70 ans. Je n'ai pas envie d'être un vieux chanteur. J'aimerais refaire des choses au cinéma et m'impliquer davantage dans la production audiovisuelle.
S'il a été un passeur de culture américaine, aussi bien à travers ses chansons que l'émission culte des années 1980 «La Dernière Séance», Eddy Mitchell n'a jamais été aveuglé par l'Amérique. «J'aime une certaine Amérique, celle des paysages du Colorado, du Nouveau-Mexique, de l'Arizona. Mais la vie américaine ne me convient pas du tout. Je ne m'y sens pas chez moi.» C'est aujourd'hui du côté du patrimoine littéraire français qu'il se ressource. On lui doit une récente série télévisée autour de Maupassant. «J'aimerais y consacrer plus de temps, afin de faire redécouvrir des auteurs aux gens. J'ai trouvé un livre formidable : le Journal de Jules Renard. Qu'est-ce qu'il balance !»
           Ce ne sera donc pas sa dernière séance, et c'est tant mieux!

                                             MARIGOTINE




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