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ctoutpourvous

«Océans», le film événement...

9 Janvier 2010, 12:08pm

Publié par marigotine FWI


        Dix ans après «Le Peuple migrateur», Jacques Perrin propose une oeuvre cinématographique à couper le souffle, sur les écrans le mercredi 27 janvier.
     
        Dans la baie de Carmel, en Californie, ce nuage de méduses dorées est un cadeau inattendu pour David Reichert venu filmer… des loutres ! Mais pas question de faire ami-ami avec ces demoiselles dont les caresses ressemblent à celles des orties.
Dans la baie de Carmel, en Californie, ce nuage de méduses dorées est un cadeau inattendu pour David Reichert venu filmer… des loutres ! Mais pas question de faire ami-ami avec ces demoiselles dont les caresses ressemblent à celles des orties.
<b>LE CONGRÈS DES ARAIGNÉES</b><br> Chaque année, dit-on, des millions d’araignées de mer convergent vers la baie de Melbourne, en Australie, pour y muer et s’y reproduire. Le fait est connu. Pourtant, faute de pouvoir l’observer, les scientifiques ont longtemps cru à une légende. Et puis, un beau jour, un petit miracle est survenu. Mark Norman et Julian Finn, deux océanographes avec qui l’équipe avait tourné des plans de seiches géantes, leur ont montré quelques images de ce rassemblement. «Généralement, explique le réalisateur Jacques Cluzaud, les scientifiques ne sont pas très partageurs. C’est donc un cadeau qu’ils nous ont fait.» Un cadeau qui prouve à quel point ce film est une succession de rencontres, de hasards. L’année suivante, il s’est agi de localiser les bestioles dans cette gigantesque baie de plus de 100 kilomètres de large. De toutes les techniques envisagées, dont le tag, c’est celle de la petite annonce qui a paru la plus appropriée. « On a fait passer dans les journaux du coin un avis de recherche avec une prime. Tous les plongeurs de la région se sont relayés pour chercher et ont fini par localiser un groupe suffisamment important pour que René Heuzey, l’opérateur, commence à filmer. Ça a été très long car chaque jour, le nombre augmentait et les prises étaient plus impressionnantes. Il y a même eu un moment où le cameraman a été entièrement recouvert par les crabes, ce qui peut sembler assez effrayant même si, de la bouche de l’intéressé, c’était “plutôt agréable”... »
LE CONGRÈS DES ARAIGNÉES
Chaque année, dit-on, des millions d’araignées de mer convergent vers la baie de Melbourne, en Australie, pour y muer et s’y reproduire. Le fait est connu. Pourtant, faute de pouvoir l’observer, les scientifiques ont longtemps cru à une légende. Et puis, un beau jour, un petit miracle est survenu. Mark Norman et Julian Finn, deux océanographes avec qui l’équipe avait tourné des plans de seiches géantes, leur ont montré quelques images de ce rassemblement. «Généralement, explique le réalisateur Jacques Cluzaud, les scientifiques ne sont pas très partageurs. C’est donc un cadeau qu’ils nous ont fait.» Un cadeau qui prouve à quel point ce film est une succession de rencontres, de hasards. L’année suivante, il s’est agi de localiser les bestioles dans cette gigantesque baie de plus de 100 kilomètres de large. De toutes les techniques envisagées, dont le tag, c’est celle de la petite annonce qui a paru la plus appropriée. « On a fait passer dans les journaux du coin un avis de recherche avec une prime. Tous les plongeurs de la région se sont relayés pour chercher et ont fini par localiser un groupe suffisamment important pour que René Heuzey, l’opérateur, commence à filmer. Ça a été très long car chaque jour, le nombre augmentait et les prises étaient plus impressionnantes. Il y a même eu un moment où le cameraman a été entièrement recouvert par les crabes, ce qui peut sembler assez effrayant même si, de la bouche de l’intéressé, c’était “plutôt agréable”... »
Quand ces demoiselles tricotent de la pince, mieux vaut ne pas être dans leurs pattes ! Pour suivre ce grouillant troupeau et filmer au plus près cette séquence incroyable où tout ce que la mer compte de ces crustacés semble s’être donné rendez-vous, le cameraman René Heuzey a été d’une infinie patience. Jour après jour, il a guetté l’arrivée des bestioles et filmé vingt heures de rushes, pour tirer deux petites minutes de film. Un spectacle hallucinant.
Quand ces demoiselles tricotent de la pince, mieux vaut ne pas être dans leurs pattes ! Pour suivre ce grouillant troupeau et filmer au plus près cette séquence incroyable où tout ce que la mer compte de ces crustacés semble s’être donné rendez-vous, le cameraman René Heuzey a été d’une infinie patience. Jour après jour, il a guetté l’arrivée des bestioles et filmé vingt heures de rushes, pour tirer deux petites minutes de film. Un spectacle hallucinant.
<b>BALADE AVEC LE GRAND REQUIN BLANC</b><br> Le requin n’attaque pas l’homme ! Cette affirmation que serinait le commandant Cousteau est aussi l’antienne de François Sarano, plongeur émérite et amoureux de ce grand squale. C’est en novembre, dans les eaux claires de l’île Guadalupe, au Mexique, que Sarano rencontre ce Carcharodon carcharias d’une tonne et demie. «Nous voulions mettre en scène un dessinateur sous-marin croquant un requin, d’où la palette blanche que je tiens en main.» Il fallut dix jours et deux équipes qui passèrent soixante heures sous l’eau pour parvenir à montrer une image très différente de celle des Dents de la mer : un animal magnifique de grandeur et de majesté avec lequel on peut se promener.
BALADE AVEC LE GRAND REQUIN BLANC
Le requin n’attaque pas l’homme ! Cette affirmation que serinait le commandant Cousteau est aussi l’antienne de François Sarano, plongeur émérite et amoureux de ce grand squale. C’est en novembre, dans les eaux claires de l’île Guadalupe, au Mexique, que Sarano rencontre ce Carcharodon carcharias d’une tonne et demie. «Nous voulions mettre en scène un dessinateur sous-marin croquant un requin, d’où la palette blanche que je tiens en main.» Il fallut dix jours et deux équipes qui passèrent soixante heures sous l’eau pour parvenir à montrer une image très différente de celle des Dents de la mer : un animal magnifique de grandeur et de majesté avec lequel on peut se promener.

«Le face-à-face est facile, explique Sarano, mais le côtoiement, presque à se toucher, est exceptionnel. Nager de conserve implique, de la part du requin, une grande confiance.» Les plongeurs américains, qui avaient toujours abordé ces animaux à l’abri d’une cage, étaient très tendus à l’idée d’une balade en liberté. Le premier jour, tous se tenaient prudemment près des barreaux ; le dernier, tout le monde avait compris que François avait raison. «En vingt ans, à part certains surfeurs nageant dans des eaux troubles ou des vagues et qui pouvaient être pris pour un poisson, jamais aucun plongeur n’a été victime d’un requin.» Et d’expliquer que, selon la vieille théorie du «Fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis», « le requin n’attaque que si le plongeur se conduit comme une proie ».
«Le face-à-face est facile, explique Sarano, mais le côtoiement, presque à se toucher, est exceptionnel. Nager de conserve implique, de la part du requin, une grande confiance.» Les plongeurs américains, qui avaient toujours abordé ces animaux à l’abri d’une cage, étaient très tendus à l’idée d’une balade en liberté. Le premier jour, tous se tenaient prudemment près des barreaux ; le dernier, tout le monde avait compris que François avait raison. «En vingt ans, à part certains surfeurs nageant dans des eaux troubles ou des vagues et qui pouvaient être pris pour un poisson, jamais aucun plongeur n’a été victime d’un requin.» Et d’expliquer que, selon la vieille théorie du «Fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis», « le requin n’attaque que si le plongeur se conduit comme une proie ».
Mis au point par Didier Noirot et créés pour le film par Jean-Claude Protta, les caissons hydrodynamiques abritant les caméras ont été creusés dans des blocs d’aluminium de 100 kilos. A la fois légers (40 kilos avec la caméra) et équilibrés (on peut les lâcher dans l’eau, ils flottent), ils permettent, en plongée, de modifier tous les réglages importants sur la caméra et de filmer en souplesse les volte-face des otaries, qui sont munies de pavillons auditifs externes, contrairement aux phoques (ci-dessus, une femelle léopard des mers), qui, eux, les gardent au chaud à l’intérieur.
Mis au point par Didier Noirot et créés pour le film par Jean-Claude Protta, les caissons hydrodynamiques abritant les caméras ont été creusés dans des blocs d’aluminium de 100 kilos. A la fois légers (40 kilos avec la caméra) et équilibrés (on peut les lâcher dans l’eau, ils flottent), ils permettent, en plongée, de modifier tous les réglages importants sur la caméra et de filmer en souplesse les volte-face des otaries, qui sont munies de pavillons auditifs externes, contrairement aux phoques (ci-dessus, une femelle léopard des mers), qui, eux, les gardent au chaud à l’intérieur.
<b>LES RUSES DES BALEINES À BOSSE</b><br> Les baleines à bosse sont de grandes cocottes de 25 à 30 tonnes qui passent l’hiver à Hawaï et l’été en Alaska. A la mauvaise saison, les lagons bleus font à leurs amours et à leurs fruits le plus doux des berceaux. Lorsque reviennent les beaux jours, tenaillés par un féroce appétit (ils ont jeûné pendant plusieurs mois), ces mammifères (que l’on appelle aussi mégaptères parce que leurs nageoires pectorales ressemblent à des ailes) remontent en Alaska où, dans le détroit de Chatham, les attendent tous les harengs du monde.
LES RUSES DES BALEINES À BOSSE
Les baleines à bosse sont de grandes cocottes de 25 à 30 tonnes qui passent l’hiver à Hawaï et l’été en Alaska. A la mauvaise saison, les lagons bleus font à leurs amours et à leurs fruits le plus doux des berceaux. Lorsque reviennent les beaux jours, tenaillés par un féroce appétit (ils ont jeûné pendant plusieurs mois), ces mammifères (que l’on appelle aussi mégaptères parce que leurs nageoires pectorales ressemblent à des ailes) remontent en Alaska où, dans le détroit de Chatham, les attendent tous les harengs du monde.
Au fond, se rencontrent le bizarre et l’étrange. Le regard des cinéastes met en lumière les couleurs folles de ce monde que l’on dit sombre et muet. Entre les motifs éclatants du napoléon...
Au fond, se rencontrent le bizarre et l’étrange. Le regard des cinéastes met en lumière les couleurs folles de ce monde que l’on dit sombre et muet. Entre les motifs éclatants du napoléon...
... le flamboiement automnal des gorgones...
... le flamboiement automnal des gorgones...
Les jupons de dentelle de la méduse japonaise.
Les jupons de dentelle de la méduse japonaise
Le bernard-l’ermite.
Les voeux du bernard-l’ermite:    A tous Bonne année, et surtout respectez notre environnement.

                                                       MARIGOTINE

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valérie 10/01/2010 21:03


Superbe images!cela donne envie d'aller voir le film.