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ctoutpourvous

Les revoilà, avec leur habitude sexuelle... (avant dernier épisode)

31 Janvier 2010, 12:50pm

Publié par marigotine FWI

Le paon : éblouissant !                      20279 47418

C’est peu dire que le paon est sans doute le plus grand exhibitionniste du monde animal… Sa queue aux longues plumes cernées de multiples "yeux" (les ocelles), qu’il déploie en un éventail majestueux pour éblouir la femelle au moment des amours, parle pour lui, pour ainsi dire… La queue du paon est un exemple spectaculaire de "sélection sexuelle" : c’est parce que les femelles paons, sous le charme, choisissaient pour se reproduire les mâles dotées des plumes les plus longues et les plus colorées que ces caractéristiques se sont transmises et amplifiées de génération en génération…
En dehors de ses brillants atours, le paon a plutôt mauvaise réputation en matière sexuelle : l’expression "faire le paon" désigne péjorativement une personnalité plutôt vantarde, qui promet souvent plus qu’elle ne donne… Cette réputation est injuste, car le paon n’est pas seulement tape-à-l’oeil : sa parade nuptiale est destinée à toutes les femelles de son groupe, et il met un point d’honneur à toutes les satisfaire une fois sa représentation terminée !

Le saviez-vous ?
- Le paon ne déploie sa queue que pour séduire les femelles paonnes. L’accouplement ne peut se faire, ensuite, que la queue baissée…
- En Angleterre, on a observé le cas de Mister P., un superbe paon plein de passion amoureuse, qui passe 18 heures par jour à se pavaner et à faire la roue dans une station-service pour tenter de séduire… l'une des pompes à essence !

La mante religieuse : vorace !             20279_47416.jpg

C’est peut-être l’un des rites "sexuels" les plus connus et les plus fascinants du monde animal : celui de la mante religieuse qui dévore ses amants après, voire pendant l’accouplement ! Alors, le cannibalisme sexuel des mantes religieuses, mythe ou réalité ? C’est un fait avéré que parfois, juste après l’accouplement, la femelle mante (plus grande que le mâle), décapite son compagnon pour se repaître de sa tête… Il ne s’agit pas là de cruauté, mais de nécessité biologique : pour pouvoir porter ses œufs, la mante a besoin d’un énorme apport énergétique, donc d’énormément de nourriture… Elle accapare donc la première source de nourriture qui lui tombe sous la mandibule, qui se trouve souvent être la tête de son compagnon !
Certains mâles, pour éviter de finir en dessert, prennent la précaution d’offrir un petit en-cas à leur dulcinée avant l’acte sexuel…

Le saviez-vous ?
- Même dévoré pendant l’acte sexuel, le mâle de la mante peut accomplir son devoir : la libération des spermatozoïdes peut en effet se faire après la décapitation !

L'ornithorynque : bizarre...                           20279_47424.jpg

Animal unique, doté d’un bec de canard aplati, d’une queue de castor et de pattes palmées, l’ornithorynque a également une sexualité unique. Non content d’être un mammifère qui pond des œufs (la femelle allaite ses petits après éclosion), c’est également le seul à posséder… cinq paires de chromosomes sexuels (au lieu d’une chez la plupart des vertébrés !).
L’accouplement des ornithorynques se pratique exclusivement dans l’eau, et se déroule au terme d’une parade nuptiale au cours de laquelle le mâle nage autour de la femelle, puis l’attrape par la queue (le monde à l’envers !) avant la pénétration.

Le saviez-vous ?
Comme la langue des serpents, le sexe de l’ornithorynque est bifide, c’est-à-dire qu’il se sépare en deux au niveau du gland… Une particularité anatomique de plus pour cet animal unique, mais dont on se demande bien l’utilité étant donné que l’ornithorynque ne possède qu’un seul orifice pour la reproduction, la ponte des œufs et la défécation (orifice appelé le cloaque, comme chez les oiseaux ou les reptiles).

Le calmar : mystérieux...                               20279_47406.jpg        

Les mœurs sexuelles des calmars, ou calamars (ces céphalopodes apparentés aux seiches, dont certains spécimens géants peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de long) sont encore très mystérieuses. Récemment, une équipe de scientifiques allemands et néo-zélandais a affirmé que les calmars avaient tendance à s'accoupler n’importe quand et avec n’importe qui, sans se préoccuper du sexe de leur partenaire…

Le saviez-vous ?
Les calmars ne sont pas hermaphrodites, même si de l'extérieur rien ne distingue le mâle de la femelle. C'est que monsieur calmar n’est pas doté d’un pénis traditionnel : lors de l’accouplement, il se sert d’un de ses "bras" (tentacules) pour inséminer madame calmar ! Ce tentacule, qui véhicule la semence du mâle, est appelé "bras copulateur" ou "hectocotyle".   


                             Je vous retrouve demain pour le dernier épisode.... 

                                                                       Marigotine

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Luella 31/01/2010 14:15


donc les calmars pratiquent le fisting... oups désolée^^ étonnant tout cela, merci pour toutes ces infos insolites et amusantes !