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ctoutpourvous

Les quinquas quel charme...

19 Novembre 2009, 14:00pm

Publié par marigotine FWI

                          
                  Les 10 commandements de la quinqua People

Elles ont 50 ans et des poussières, sont belles et célèbres. Et toujours dans la course. Exemples à suivre ?


     1- COMME SHARON STONE, TU OCCUPERAS LE TERRITOIRE              
     

Bilan : personne n’est plus jamais allé voir Sharon Stone au cinéma depuis Casino (1995). Actrice capable, la Stone s’est pourtant laissé embarquer dans une série d’effroyables navets ( Basic Instinct 2 ), surprenant de temps à autre dans un solide second rôle (Broken Flowers, 2005).

Stratégie : si sa carrière est touchée, Sharon Stone n’est pas coulée. Sans jamais perdre de sa superbe, elle a su garder intacte sa star quality en occupant le territoire avec une intelligence marketing exceptionnelle. Ainsi chaque année redore-t-elle son blason écorné au Festival de Cannes – son terrain de jeu – où elle présente, outre le gala de l’amfAR, une nouvelle coiffure et une nouvelle carrosserie. Ce n’est pas grand-chose, mais ce n’est pas rien non plus : les couvertures tombent, et les renouvellements de contrat beauté (Dior) aussi.

Coaching : une gestion impeccable du culte de sa personnalité + une réputation sulfureuse savamment entretenue. Stone, papesse des  « femmes cougars » , pourrait donner des master class de manip. Jusqu’à quand ?

2 – COMME MERYL STREEP,
TU FORCERAS LE RESPECT

Bilan : une carrière éblouissante, des récompenses à gogo (deux oscars) et un déluge d’éloges (l’actrice la plus fine du monde, c’est elle). Non contente de ce plébiscite international, elle reste l’actrice « senior »  la plus bankable du moment. Ses derniers films ( Mama Mia !, Julie & Julia) ont sonné le box-office.

Stratégie : simplicité, humilité, constance, Meryl Streep, 60 ans, joue de son charisme sans forcer le trait. Aucun scandale (elle est mariée avec le même homme depuis toujours), aucune retouche (on voit ses rides), aucune esbroufe, mais une ligne vertueuse jamais mièvre accompagnée d’un militantisme de bon goût : avant d’être écolo, elle a été le porte-drapeau féministe des actrices revendiquant l’égalité des salaires avec les acteurs.

Coaching : la reine, en toute simplicité. Tout le monde aime et continuera d’aimer Meryl Streep.

Michelle

3 - Comme Michelle Pfeiffer

(2/5)

TU AFFICHERAS TA FORCE TRANQUILLE

Bilan : à l’origine, une blonde californienne type qui devait affoler les surfeurs des plages de Los Angeles, où elle a grandi. À l’arrivée, une actrice subtile, plus tourmentée qu’il n’y paraît, à laquelle les femmes s’identifient volontiers. Une carrière à éclipse, mais des films cultes (Les Liaisons dangereuses, Scarface) restés dans les mémoires.

Stratégie : la discrétion. Michelle Pfeiffer est passée en douceur du registre des femmes fatales (elle reste une Catwoman d’anthologie) à celui des femmes mûres magnifiques. Avec Chéri, de Stephen Frears, le film de son come-back l’an dernier, elle a envoyé deux messages forts : 1) « Je reste une excellente actrice » ; 2) « Les rôles de femmes vieillissantes ne me font pas peur ».

Coaching : le message est passé. Dans son prochain film, Personal Effects, elle vivra une histoire avec… Ashton Kutcher, alias M. Demi Moore.

COMME MADONNA
TU HONORERAS TON CORPS

Bilan : c’est la power girl du siècle, pop star martiale, businesswoman intraitable et machine de guerre impressionnante. Madonna, comme Sharon Stone, occupe le territoire depuis les années 80. Elle a fêté ses 50 ans en essuyant ses premiers revers : divorce, minidépression et légère remise en cause de son statut.

Stratégie : mutation, adaptation, réinvention. Fidèle au cycle des métamorphoses, elle présente tous les cinq ans une nouvelle Madonna remise au goût du jour. Jusqu’à présent, cette traque éperdue de l’air du temps lui a permis d’éviter la ringardisation. Dommage collatéral, Madonna, la gym-queen au corps de bodybuildeuse, pourrait virer phénomène de foire.

Coaching : moins de gym, moins de Kabbale, moins de Malawi et un peu plus de sérénité. Et pourquoi pas un album de jazz ?

                                                                                                                   Ines

5 - Comme Ines de la Fressange

(3/5)

TU FERAS TA PARISIENNE

Bilan : Ines Marie Lætitia Églantine Isabelle de Seignard de la Fressange est créditée pour avoir été la première top-modèle dans l’histoire de la mode. Emblème altier chez Chanel, puis Marianne de hall de mairie, elle a ensuite créé sa propre griffe avant de mettre son élégant grain de sel dans la maison Roger Vivier.

Stratégie : la Parisienne des beaux quartiers types, ultra-chic et jouant à mort la carte de l’aristo gouailleuse. Drôle, pétillante, caustique, elle est à nouveau en faveur dans les magazines de mode, qui la placardent sur leur couverture comme quinqua éblouissante. Jean Paul Gaultier l’a fait défiler l’an dernier : un revival acclamé.

Coaching : Ines de la Fressange doit surfer immédiatement sur ce regain de popularité. Ce qu’elle fait très bien. Doit prendre garde à une « pipolisation » qui nuirait à son chic.

6- COMME EMMA THOMPSON,
TU RIRAS BEAUCOUP

Bilan : dans les années 90, avec son compagnon Kenneth Branagh, Emma Thompson était à la tête du Brit Pack, ces Anglais irrésistibles qui ont conquis Hollywood avec leur diction impeccable et tout le raffinement aristocratique européen qu’on leur prêtait. Miss Thompson a conquis le Nouveau Monde, glané deux oscars avant de rentrer au pays, où elle se consacre à sa vie de famille (remariée, un enfant) et à l’écriture de scénarios. De temps à autre, elle entretient sa popularité en apparaissant dans un film à succès (Harry Potter).

Stratégie : la cérébralité et le naturel. Ses dons d’actrice et de scénariste s’accompagnent d’une excentricité très british et d’un charisme hors du commun. À la dernière cérémonie des César, au bras de Dustin Hoffman, ses fous rires sur scène ont fait un tabac.

Coaching : Emma Thompson laisse parler sa nature d’ogresse raffinée, mais a quelque peu déserté le devant de la scène. On la verrait bien réalisatrice.

Kim

7 - Comme Kim Basinger

(4/5)

TU RESTERAS SEXY

Bilan : « LE » sex-symbol made in USA des années 80. Personne n’a oublié le strip-tease de Neuf semaines et demie, ni ses admirateurs transis, Richard Gere ou Prince, ni son ex-mari, Alec Baldwin. Ex-top-modèle, cette all American girl a cassé son image de poupée sexy en décrochant un oscar tardif pour L.A. Confidential, le film qui l’a crédibilisée sans pour autant donner un second souffle à sa carrière.

Stratégie : la dignité. À 50 ans, les diablesses se font ermites. Kim Basinger tourne un film tous les deux ans et continue de se chercher, n’hésitant pas à suivre le chemin de Michelle Pfeiffer : elle joue la mère de Zac Efron dans Charlie Saint Cloud.

Coaching : pourquoi ne pas suivre l’exemple d’une autre blonde des années 80, Kathleen Turner, et tenter Broadway ?

8- COMME ISABELLE ADJANI,
TU CULTIVERAS TON MYSTÈRE

Bilan : l’essence de la star, fascinante et mystérieuse, un talent fou et une photogénie insurpassable. Après une carrière partie sur les chapeaux de roues et une réputation internationale, Adjani a choisi l’éclipse à rallonge, sorte de Garbo frenchie envoyant de temps à autre des signes de vie très commentés.

Stratégie : une présence relativement régulière dans les médias, histoire de compenser l’absence d’une femme plus préoccupée par les élans de son cœur que par les nécessités de sa carrière. La Journée de la jupe, sorti en début d’année, a reboosté sa carrière qui redémarre : elle tourne avec Depardieu, et sa popularité est intacte.

Coaching : plus de cinéma, plus de théâtre, moins de questions existentielles. Un point c’est tout


                                                                                        Sigourney

9 - Comme Sigourney Weaver

(5/5)

TU NE NÉGLIGERAS PAS L’ACTION

Bilan : rien ne prédestinait Susan Weaver, fille d’intellectuels new-yorkais, à devenir ce qu’elle est : une sensation du box-office à perpétuité. Si Meryl Streep a choisi l’émotion, « Sig » Weaver a tiré parti de son physique de géante dans la série des Alien, alias Ripley, « action woman », une des rares actrices d’envergure à avoir investi triomphalement un territoire purement masculin.

Stratégie : l’éclectisme. Weaver a eu l’intelligence d’alterner blockbusters monstrueux et petits films d’auteurs encensés par ses fans de la côte Est (son mari dirige d’ailleurs une compagnie théâtrale à New York).

Coaching : à l’affiche d’ Avatar, superproduction en 3D signée James Cameron. Weaver la progressiste a toujours anticipé le troisième coup. À 60 ans, elle ne court aucun risque de « mémérisation ». Respect.

10 – COMME CAROLE BOUQUET,
TU SUIVRAS TA PASSION

Bilan : une popularité constante, une carrière éclectique (Buñuel, James Bond ou Blier), Carole Bouquet fait partie de l’escouade des têtes d’affiche du cinéma français.

Stratégie : la distance. Les beautés dites « froides » (cf. Catherine Deneuve) résistent mieux à l’épreuve du temps : la distance que l’on prête à Bouquet l’a tenue à l’écart de la meute et lui a évité le galvaudage. Le feu sous la glace ? Cette bonne vivante plus extrême qu’il n’y paraît connaît une vie parallèle en cultivant un vin sucré prestigieux, le passito, sur l’île de Pantelleria.

Coaching : actrice B. C. B. G. et vigneronne italienne, la grande classe.

 


                                                          

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