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ctoutpourvous

Les femmes font le Buzz...

5 Janvier 2010, 12:43pm

Publié par marigotine FWI




                                                Humour_foresti

Leurs vacheries caustico-trash n’épargnent personne, surtout pas elles-mêmes. Championnes de l’autodérision, elles brisent les tabous. Au hit-parade des stars du rire, les comiques girls sont en passe de détrôner leurs collègues masculins. Et c’est drôlement mérité.


On ne parle plus que d’elles dans les dîners ! Entre ceux qui sont allés voir une fille inconnue dans une salle improbable (ou l’inverse ?) et vous refont son sketch déjà culte ; celles qui miment en boucle Florence Foresti et sa diabolique poussette rebelle… Les femmes comiques sont devenues hype. Les showmen et leurs interminables blabla inspirés du stand-up ou leurs vannes pas toujours aériennes ont moins la cote. Les femmes séduisent le public féminin, mais aussi masculin, ce qui est plus nouveau.

Selon Gérard Sibelle, découvreur de talents chez Juste pour rire, société organisatrice du festival du même nom, et agent de nombreuses stars comiques : « Ce succès est plus que légitime. Je vais le dire un peu abruptement : les femmes sont plus drôles que les hommes ! Elles savent raconter des histoires emblématiques tout en étant à fond dans l’autodérision. C’est exactement le cocktail d’observation fine et de causticité, de vacherie et d’humanité que les gens cherchent aujourd’hui. Elles ont un registre très contemporain. »

HÉRITIÈRES DE BRIDGET JONES
La scène comique féminine, biberonnée à l’ironie post-Bridget Jones, tend aux femmes un miroir que les hommes sont bien en peine de brandir. Manque de vécu, sans doute ! Elle regorge de figures irrésistibles de célibataires trentenaires persécutées par une mère intrusive (Camille Chamoux dans Camille attaque, au Splendid), de paumées du dance floor (l’un des sketches les plus connus de Florence Foresti). Ou encore de quadras esseulées prêtes aux pires compromissions (Élisabeth Buffet dans Seule dans ma culotte, au Théâtre de Dix-Heures), de girls next door aux aventures sexuelles multiples et variées qui font rire leurs consœurs, et aussi leurs fiancés qui n’en reviennent pas de cette plongée dans la psyché féminine.

La maternité présumée radieuse et son omerta sont aussi un sujet de prédilection. Anne Roumanoff avait bien défriché le genre : son terrifiant casting de baby-sitters paresseuses ou névrosées est devenu un classique. Depuis, « la » Foresti frappe fort avec le célébrissime « Parc » (dans son spectacle Mother Fucker, au Palace). Sans doute ce qu’on a entendu de moins politiquement correct à ce jour sur l’ennui inavoué des mères de corvée au square !




                                                                          Humour_ferrierHumour « no limit »

Mais ne réduisons pas le comique féminin à une sorte de chick lit animée. « Les femmes vont beaucoup plus loin que ça, note Gérard Sibelle. Elles n’hésitent pas à transgresser les codes, particulièrement celui de la féminité douce et bien élevée… » Et pas seulement en se prêtant à des grimaces affolantes ou en parlant cru. Le registre grande bourgeoise très classe qui lâche des horreurs salaces, comme Isabeau de R. (Tenue correcte toujours exigée !, au Théâtre de Dix-Heures) fait un tabac. Mais beaucoup s’attaquent aussi aux vrais tabous avec un humour ultra-noir qui n’a pas peur d’être hors limite. Comme Valérie Lemercier – le chic incarné, pourtant – et ses sketches de la multiviolée ou de ce père décrivant au fils les prouesses sexuelles de sa feue mère.

REINES DE LA SATIRE SOCIALE
« Les comiques femmes modernes, note l’historienne Sabine Melchior- Bonnet (1), revendiquent le droit de rire de tout. Elles ont la volonté de dire le monde du point de vue des femmes et plus généralement des laissés-pour-compte. » Un virage « société » qu’elles ont pris très naturellement, sans donner de leçons pesantes ou démagos. Mais en cognant dur avec des personnages ravageurs. La galerie de profs inquiétants de l’incisive Julie Ferrier (Aujourd’hui, c’est Ferrier !, disponible en DVD) en dit long sur un certain malaise enseignant. Quant à Anne Roumanoff, depuis sa mue en reine de la brève de comptoir, la France entière guette ses formules assassines (la fameuse « droite cassoulet » et sa « petite saucisse entourée de fayots »). Eh oui, elles savent tout faire. Le clown, le moraliste… Que reste-t-il aux hommes ?


                                                                            Humour_aram

Top 5 des comiques girls

1. Florence Foresti, la préférée des Français
On l’a connue chez Ruquier campant une Royal ou une Madonna hallucinantes. Elle cartonne aujourd’hui avec sa charge contre la niaiserie postpartum (Mother Fucker, au Palace), dont les extraits filmés font un tabac sur Internet.
Phrase culte : « Trois enfants, t’en prends pour trente ans ! »

2. Valérie Lemercier, la B. C. B. G. trash
On aurait tort de la limiter à son personnage historique de bourgeoise coincée. Ou à ses rôles d’actrice mainstream au cinéma. Un vrai grain de folie, une gestuelle inimitable. La plus choquante, souvent.
Phrase culte : « Tu sens mauvais de la bouche. » (Dans
le sketch L’École du fan avec Alain Chabat, l’une de ses rares prestations filmées.)

3. Anne Roumanoff, la reine mère
Vingt ans de carrière, totalement polyvalente. Du quotidien super bien croqué au politique. Et de la nounou africaine à la peste mondaine. Ses sketches sont hyperécrits et son sens de la formule inégalé.
Phrase culte : « Elle, quand elle se met à genoux, c’est pas pour la messe ! »

4. Julie Ferrier, madame tape-dur
Son one-woman-show était une série stupéfiante de sales bonnes femmes, de l’ignoble conseillère d’orientation à la prof de danse antigrosses ou la « caillera » qui postillonne en jogging. Ex-danseuse, elle a aussi une capacité transformiste bluffante.
Phrase culte : « Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle. Mais elle est où, cette petite p… ? »

5. Sophia Aram, mademoiselle 100 000 volts
Jolie brunette venue de l’impro, elle incarne avec brio tous les personnages d’une école sous le choc après le suicide d’une maîtresse. L’instit hypocrite qui hait les parents, la mère qui allaite toujours sa fille de 7 ans, la psy spécialiste des traumas ou le leader du groupe de rap des CM2…
Phrase culte : « Sans les doigts, j’y arrive pas. »



                                    Et hors classement:    MArigotine!!!!!




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Ici blog atypique d'un blogeur étonnant....!!! 10/03/2010 09:18


Vraiment super de la revoir....
On adore....
C'est une artiste anti-crise notre Foresti....
LOrent