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ctoutpourvous

Les différents visages de la France en 2009...

13 Novembre 2009, 22:28pm

Publié par marigotine FWI

     

                 Les Français consacrent une heure chaque jour aux transports professionnels et personnels.      

Les Français consacrent une heure chaque jour aux transports professionnels et personnels.

Moins de transports, des hauts salaires toujours plus hauts, baisse des années de scolarité, l'Insee dresse son bilan social annuel.

L'Insee publie ce vendredi son portrait social annuel de la France et dresse le bilan des principales évolutions économiques et sociales depuis 2008. Le Figaro a sélectionné six traits saillants.

• Une heure de transport par jour

Les Français effectuaient en 2008 trois déplacements quotidiens dans un rayon de 80 km et consacraient une heure à leurs transports professionnels et personnels. Mais l'usage de la voiture ne progresse plus, sa part dans les déplacements locaux ayant augmenté de deux points depuis 1994, contre un bond de 15 points entre 1982 et 1994. Autre évolution, les écarts de temps de transport se sont réduits entre actifs et inactifs, les retraités ayant augmenté de 20 points leur durée de déplacement. Mais aussi entre catégories socioprofessionnelles, les cadres utilisant leur voiture 6 minutes de moins qu'en 1994, contre une baisse d'une minute pour les autres.

• Les très hauts salaires ont le plus progressé

Ils sont 133 000 Français à gagner plus de 215 600 euros brut par an, soit près de sept fois le salaire moyen des salariés du secteur privé. Ces «très hauts salaires» sont essentiellement des cadres d'état-major de grandes entreprises ou de holdings têtes de groupe, dans la banque ou l'assurance, des hommes à 87%. Alors que le salaire médian n'a progressé que de 0,65% par an depuis 1996, le leur a bondi de 3%. Si bien que leur part dans la masse totale des salaires est plus importante aujourd'hui qu'il y a treize ans : 6,8%, contre 5,5%.

• Le RSA cible plus les bas salaires que la PPE

L'instauration d'un RSA «chapeau» mi-2009, en plus de la prime pour l'emploi révisée pour garantir une meilleure articulation entre les deux, bénéficierait davantage aux personnes dont le niveau de vie est faible. Selon les simulations de l'Insee, les 10% des ménages les plus pauvres percevraient en moyenne 1 360 euros par an avec le RSA «chapeau», contre 640 avec la PPE. Un tiers des sommes allouées au nouveau dispositif profiteraient aux 10% les plus pauvres, contre 12% avec l'ancienne PPE. Le taux de pauvreté passerait de 11,9 à 11,5%, et le nombre de personnes sorties de la pauvreté, de 370 000 en 2008 avec la PPE à 920 000 en 2009 grâce au RSA.

• Baisse des années de scolarité

L'Insee montre une stabilisation des populations scolaires, avec une légère baisse du nombre d'années d'études, les jeunes de 18 à 25 ans étant un tout petit peu moins scolarisés que leurs prédécesseurs. Depuis 1995, «l'espérance de scolarisation» des 18-25 ans a ainsi perdu 0,4 point : un jeune entrant aujourd'hui en maternelle peut espérer en moyenne 18,6 années d'études. Si la proportion de bacheliers au sein d'une génération tend à stagner depuis 1995 (63,8% d'une génération obtient le diplôme), la moitié de ces bacheliers proviennent d'une famille dont aucun des deux parents n'est titulaire du baccalauréat. Or, ces «bacheliers de première génération» ont tendance à être moins ambitieux que les autres. À résultats scolaires égaux, ils s'orienteront plus souvent vers des bacs professionnels ou technologiques, et se tourneront moins souvent vers les classes préparatoires aux grandes écoles. Pourtant, au sein de ces bacheliers de première génération, on peut distinguer les enfants d'immigrés (environ 15%) : à milieu social comparable, ils ont des aspirations bien plus ambitieuses que les autres, et leurs parents croient davantage en la vertu des diplômes. Ils sont donc proportionnellement plus nombreux à se diriger vers un baccalauréat général ou technolo­gique.

• Seniors : gagner plus et travailler moins

Les plus de 55 ans perçoivent en moyenne des salaires plus élevés (2 166 euros net par mois) que les autres salariés (1 728 euros). Tout en travaillant quatre heures de moins par mois. Leur rémunération horaire a augmenté de 8,2% entre 2002 et 2006, contre 3,4% pour les 50-54 ans et 6,5% pour les 30-49 ans.

• Les femmes exclues de certains métiers

Les jeunes femmes sont plus nombreuses que leurs aînées dans certains métiers qualifiés liés au droit, à la médecine ou à l'information et la communication. La segmentation entre hommes et femmes reste en revanche forte dans les métiers peu qualifiés : les premiers s'orientant dans l'industrie et le bâtiment, les secondes dans les services à la personne.
        

                                    





 


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