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ctoutpourvous

Le plaisir des yeux...

7 Novembre 2009, 11:38am

Publié par marigotine FWI


                      CHARLIZE THERON, une blonde pas come les autres. 

La beauté sud-africaine a conquis les studios californiens à force de choix singuliers et d’une détermination hors du commun. Égérie lumineuse de Dior pour le parfum J’adore, elle sera bientôt au cinéma dans La Route, de John Hillcoat.

       P_charlize

Cette fille est unique. À part elle, hein, qui s’appelle Charlize ? Déjà ce détail la rend originale. Prononcer son prénom suffit : les hommes lèvent un sourcil, les dames prennent leur mine agacée. Peuh, Charlize Theron ! Ce sont des signes qui ne trompent pas. Ils identifient l’actrice hors du commun. Ces dernières années, l’Afrique du Sud s’est illustrée de deux façons : elle a aboli l’apartheid et a exporté Charlize Theron. Cette grande bringue blonde fait partie des précieuses denrées sûres de trouver un marché quel que soit le pays.

Les spots publicitaires ne nous le laissent pas ignorer. Si elle a en elle quelque chose de sauvage, la sophistication ne lui est pas étrangère. Elle se déplace avec des grâces d’animal dans la jungle. Elle réfracte la lumière comme un pare-brise au soleil. Dans Braquage à l’italienne, le remake de L’or se barre, on ne remarquait que deux choses : elle et les Mini Cooper. Dans L’Associé du diable, elle était à se damner, en partenaire d’Al Pacino. Pour Monster, qui lui valut un oscar en 2003, elle prit 15 kilos et réussit à s’enlaidir pour jouer une tueuse en série. Ah, mourir sous les balles de Charlize Theron ! Il y en a plus d’un qui rêverait de pareil supplice.


Charlize2  Héroïne, fantasque, imprévisible
            

Nous revient soudain en mémoire que la mère de Charlize abattit son mari alcoolique et violent. Lourd héritage. Il explique peut-être cette personnalité singulière qui éclate à l’écran. On sent qu’elle est d’une nature secrète, que la fierté ne lui manque pas, qu’elle ne s’interdit pas d’être farouche. Sous ses airs calmes, presque hautains, sommeillent des passions infinies. La fréquenter réclame sans doute des nerfs solides. On a envie d’accrocher à son cou le panneau « Danger ». Jamais on ne la considérera comme une sœur.

Elle est du côté des héroïnes, des fantasques, des imprévisibles, de celles pour qui la vie ne se limite pas au quotidien. Ses yeux qui n’en finissent pas s’ouvrent sur un abîme intérieur. On y devine de sombres pensées, des images qui la hantent, une volonté qui la rend goulue de tout et dupe de rien. Elle ouvre légèrement les lèvres, comme si elle hésitait avant de formuler des serments irréparables. Elle ignore la déroute, avance à larges enjambées dans l’existence.

Élevée dans une ferme, cette paysanne incarne la noblesse. En face d’elle, on se sent en terrain découvert, vulnérable à un point inouï. À ceux qui l’ont approchée, elle doit laisser de trop forts souvenirs. Charlize Theron est un alcool qui n’est pas fait pour les natures fragiles. Elle nous réconcilie avec Hollywood. Une ville capable de produire de tels miracles mérite qu’on lui pardonne tout le reste. On n’a pas idée d’avoir obligé cette comédienne à être l’épouse de Will Smith dans Hancock.

Charlize1  Entre "Mad Max" et "Catwoman"
                                        

Les éloges glissent sur elle comme la pluie sur les vitres. Les hommes voudraient lui chuchoter à l’oreille des mots doux en afrikaans (pour elle, oui, ils se mettraient à étudier des langues impossibles). Elle a été danseuse, mannequin. Dans Dans la vallée d’Elah, en policière vêtue d’un pantalon en Tergal, un holster sous l’aisselle, elle tient tête à un Tommy Lee Jones pourtant habitué à prendre toute la place. Dans Loin de la terre brûlée, sculpturale dans sa robe grise, elle est une patronne de restaurant à qui l’on commanderait la carte entière rien que pour le plaisir de la voir évoluer dans la salle.

Elle a été au générique de Woody Allen (Celebrity), de James Gray (The Yards). Elle a postulé pour endosser la combinaison de Catwoman dans le prochain Batman, et George Miller l’a pressentie pour être la vedette de Mad Max 4. Pourtant, Charlize Theron continue à être victime d’ulcères récurrents. L’angoisse est pour elle un moteur à explosion. D’après les gazettes, elle a pour compagnon un nommé Stuart Townsend qui serait acteur. C’est bien le seul reproche qu’on ait à lui adresser.

Charlize3Le diamant brut de Hollywood

Cameron Diaz, vamp culottée et imprévisible, fait surtout le zouave. Reese Witherspoon quarante comédies romantiques pour un film qui vaille (Walk the Line, de James Mangold). Sharon Stone, de la publicité pour Dior et du lobbying contre le sida. Uma Thurman prône le mariage. Scarlett Johansson enregistre des disques. La route s’est donc dégagée pour Charlize Theron parmi les blondes de Hollywood. Et l’actrice de The Yards ( James Gray) affiche un carnet de bal complet.


 Même pas jalouse.....

                                       


 

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