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ctoutpourvous

Lacroix, les couleurs de la provence se sont éteintes...

2 Décembre 2009, 11:47am

Publié par marigotine FWI



         Lacroix met fin à la haute couture et au prêt-à-porter 

    
                La maison Christian Lacroix a enregistré 10 millions d'euros de pertes en 2008 pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros. (Crédits photo : Le Figaro)

La maison Christian Lacroix a enregistré 10 millions d'euros de pertes en 2008 pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros. Le tribunal de commerce de Paris a décidé d'appliquer le plan de redressement des propriétaires de la maison Lacroix (groupe Falic) qui prévoit la suppression de la plupart des emplois.

C'est la fin d'une histoire pour le groupe Lacroix. Le tribunal de commerce de Paris a décidé d'appliquer le plan de redressement des propriétaires de la maison Lacroix (groupe Falic). Le plan prévoit en effet la suppression de la plupart des emplois, et par conséquent de la couture et du prêt-à-porter. Une douzaine de salariés devraient rester en activité pour gérer les contrats de licence des accessoires et des parfums de la maison.

«Le tribunal a écarté tous les plans qui ont été proposés par les différents repreneurs et a retenu le plan de continuation de l'entreprise qui a été proposé par les actionnaires actuels de la société Christian Lacroix», a déclaré Simon Tahar, l'avocat de la maison Lacroix.

Créée en 1987 avec l'appui du numéro un mondial du luxe LVMH, qui l'a vendue en 2005 au groupe américain Falic, spécialisé dans le duty free, la maison Christian Lacroix a enregistré 10 millions d'euros de pertes en 2008 pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros.

Aucun des repreneurs potentiels n'avait déposé de chèque à temps, ce qui avait écarté une reprise de la maison de couture. Ainsi, ni le cheikh émirati Hassan ben Ali al-Naimi, sur lequel la maison avait fondé beaucoup d'espoirs, ni le cabinet Bernard Krief Consulting (BKC), n'ont apporté à temps de garanties financières à leurs propositions.

Le Pdg de la société Lacroix, Nicolas Topiol, a toutefois indiqué qu'il ne désespérait pas de «trouver une solution de reprise», faisant allusion à la proposition du cheikh emirati qui pourrait intervenir ultérieurement. Il a indiqué qu'il ressentait «un peu de soulagement». Le projet du cheikh, neveu du souverain du petit émirat d'Ajman (Emirats Arabes Unis), auquel était associé le couturier français, prévoyait un budget global de 100 millions d'euros pour l'apurement du passif, les pertes attendues au redémarrage de la griffe et son développement.

«Le cheikh souhaite toujours investir», a insisté Simon Tahar, précisant qu'il avait même adressé un courrier au tribunal quelques instants avant l'audience pour demander un délai supplémentaire afin de pouvoir produire ces garanties.

Mais de nombreux salariés broient du noir. «Pour nous, la maison Lacroix, celle de la couture et du prêt-porter, n'existe plus» a résumé auprès de l'AFP une employée qui n'a pas souhaité être identifiée. «Tout est gâché. Ils vont pouvoir vendre des kleenex et des briquets siglés Lacroix, ou même du papier peint au mètre s'ils veulent», a renchéri l'un de ses collègues.

                      Une dernière collection qui prend les couleurs du "deuil"


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              LACROIX, ne la faisons pas sur ce génie de la couture...

                                              Marigotine
                              
                                                              

                                                    


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