Partager l'article ! L'ouverture de la chasse aux comédons est ouverte...: Après vous avoir donné quelques petits conseils pour ...

Nouvelles machines façon Guerre des Étoiles (laser, LED, etc.), injections pour combler, retendre ou lisser, la technologie a envahi l’univers de la beauté. Parallèlement, les soins dits « mécaniques » ou « manuels » adoptent de plus en plus souvent des noms et des gestuelles exotiques qui, au final, n’ont pas forcément d’autre effet que de nous dépayser… Entre ces deux tendances de fond, des praticiennes travaillent dans l’ombre. Sans surjouer, ni en rajouter. Leur spécificité est de ne pas succomber aux charmes de la mode ou de la nouveauté, juste de les regarder et d’y faire le tri. Mieux, malgré le fait que la plupart aient lancé des lignes de soins (en général exclusivement vendues dans leurs salons), il est parfois difficile de les faire parler tant la confidentialité leur colle comme une seconde peau.
Dans ce domaine, la plus connue est sans doute Joëlle Ciocco, biochimiste ayant mis au point une nouvelle science, l’épidermologie, qui étudie la peau sous toutes ses coutures. Son credo est simple. « Par définition, le mauvais cosmétique n’existe pas. Il faut juste “personnaliser” son efficacité », martèle-t-elle à ses clientes dans son appartement-institut (1). Pas glamour pour un sou, ses protocoles aux doux noms de « technique buccale » ou « technique d’imprégnation », entre autres, comptent pourtant parmi les favoris de nombreux people.
(1) 8, place de la Madeleine, 75008 Paris. Tél. : 01 42 60 58 80. www.joelle-ciocco.com

Des méthodes qui ont fait leurs preuves
Encore plus discrète, Sylvie Puig a de son côté repris, il y a quinze ans, l’institut de Jane de Busset (2). Autant vous l’avouer,
l’endroit est l’une des références fétiches des rédactrices beauté, ainsi que certaines de leurs consœurs de la mode. Intransigeante elle aussi sur la qualité des soins et sur leur authenticité,
Sylvie Puig casse le mythe : « La crème miracle, ça n’existe pas. Les techniques aux noms scientifiques, les machines high-tech peuvent impressionner certaines femmes, mais franchement, une ride
n’étant rien d’autre que de l’usure, s’il existait des solutions magiques, ça se saurait ! » Elle mise donc sur un précepte d’une évidence finalement déconcertante : « On l’oublie, mais la peau
est un organe vivant que l’on doit nettoyer et à qui il faut donner à boire et à manger régulièrement, c’est tout. Appliquer des soins de temps à autre, de manière désordonnée ou superflue et
qui, souvent même, ne conviennent pas à notre type de peau, ne sert absolument à rien. Si on ne la travaille pas tous les jours, la booster à l’aide d’une machine une fois par an n’a aucun
intérêt. Pour simplifier, c’est à 20 ans que l’on traite sa peau de trentenaire, à 30 ans que l’on prépare celle que l’on aura à 40, etc. »
Seule, avec une assistante, la praticienne prend donc le temps d’étudier chaque épiderme, « afin de parfaitement le mémoriser » et d’adapter ensuite à chaque cas l’un de ses trois soins qui
commencent par une désincrustation chimique, intitulée catiodermie, se poursuivent avec l’application de produits développés exclusivement pour elle, au travers de gestuelles transmises par Jane
de Busset – massages manuels, frottements sur le visage visant à activer la circulation sanguine. Résultat, les clientes viennent de mère en fille (Sylvie Puig voit même arriver la troisième
génération !)… ou en fils, les adolescents voyant ici un moyen de traiter leurs boutons sans passer par la case dermato.
Le travail de la main est une véritable religion pour ces praticiennes de l’ombre. Pour preuve, le maintien à l’affiche des pincements Jacquet. Mise au point par le
professeur du même nom, dans les années 30, cette technique s’apparente à une gymnastique du visage et permet d’embellir l’éclat du teint, de ralentir les effets du temps en conservant la fermeté
des tissus… comme n’importe quel cours de gym finalement.
La méthode – toujours enseignée dans les écoles spécialisées – a fait la réputation de Françoise Morice qui, dans son institut (3), continue de l’appliquer en même temps que la
sienne, la kinéplastie, qui mêle vibrations et modelages. D’autres endroits plus inattendus conservent les pincements Jacquet sur leur carte, notamment le salon Lucie Saint-Clair Top
International (4).
(2) 30, rue Pasquier, 75008 Paris. Tél. : 01 42 65 53 55.
(3) 58 bis, rue François-1er, 75008 Paris. Tél. : 01 42 56 14 08. www.francoise-morice.fr
(4) 4, avenue Pierre-1er-de-Serbie, 75116 Paris.
Tél. : 01 47 20 53 54. www.lucie-saint-clair.com
« Lift sans lifting
»

Autre technique pas née de la dernière pluie (mais reprise depuis deux ans, avec plus ou moins de bonheur, par les grands noms de la cosmétique dans une version
at home), la microdermabrasion demeure un must chez certaines esthéticiennes. Si certaines avouent devoir rattraper les erreurs commises à domicile par des clientes peu ou mal
renseignées sur le mode d’emploi, d’autres en revanche en ont fait leur spécialité.
Parmi les pionnières, Odile Lecoin, Kinésithérapeute de formation, elle est aujourd’hui la spécialiste du « lift sans lifting » et de l’exfoliation aux cristaux d’alumine. Après avoir
travaillé plus de dix ans à ses côtés, Elisa Costantino s’est lancée en solo. Installée dans l’une des cabines du salon L’Instant 2Moss (5), elle applique les leçons (et les
produits) de son aînée : « Il ne faut pas se leurrer, les noms des soins changent pour satisfaire le besoin de nouveauté des gens, mais les techniques restent les mêmes. Pour ma part, j’en mixe
deux : la microdermabrasion à l’aide de cristaux d’alumine pour nettoyer la peau, la rééquilibrer, régénérer les fibres de collagène et d’élastine et donc, agir sur le vieillissement cutané. Et
l’utilisation du microcourant Caci Ultra, mis au point il y a vingt ans par des médecins américains pour traiter les problèmes musculaires des sportifs, qui va agir sur les cellules des muscles
faciaux et donc ralentir le relâchement cutané. »
Certes améliorées au fil du temps – toutes les praticiennes effectuent une veille efficace sur les nouveautés en tous
genres –, ces méthodes non invasives ont fait leurs preuves et séduit des femmes que l’on aurait tort d’imaginer forcément sexagénaires. Pour preuve, L'institut Sothys (6), adresse
rarement qualifiée de branchée, constate accueillir de plus en plus de trentenaires venues tester le Traitement Intensif Anti-âge. En une heure trente, on calcule l’âge de votre peau et l’on
détermine votre grade de vieillissement, de la ride du lion au double menton en passant par la tonicité. Et l’on agit avec une gestuelle et des produits spécifiques en fonction de cet état des
lieux.
Mais quoi que l’on choisisse, une seule règle est prescrite par toutes ces femmes : la régularité. « L’excès nuit en tout, assure Sylvie Puig. Seul un entretien régulier permet d’obtenir une
meilleure qualité de peau. » La beauté est aussi un mode de vie.
(5) 5, square de l’Opéra-Louis-Jouvet, 75009 Paris.
Tél. : 01 44 56 03 66. www.2moss.fr
(6) 128, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75008 Paris.
Tél. : 01 53 93 91 53. www.sothys.com
Allez
les filles on se prépare: on gomme on exfolie.

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