Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ctoutpourvous

Internet, identité, mémoire...mais surtout l'oubli numérique!

13 Novembre 2009, 23:49pm

Publié par marigotine FWI

P_oublivirtuek


                                 VIRTUELLEMENT COMPROMETTANT

        Pseudo, avatar rien ne nous protège, une fois dans la toile 
           "l'araignet" nous fait prisonnier....ça craint du boudin!

  

Contrôler la durée de vie des documents mis en ligne par des ados accros au Web ? Un enjeu pour l’avenir. Aujourd’hui, les recruteurs fouillent Internet et tombent parfois sur des archives… embarrassantes pour les candidats. Faut-il instaurer un droit à l’oubli numérique ?

Paru le 13.11.2009 , par Dalila Kerchouche

En visite dans un lycée de Virginie, Barack Obama a récemment mis en garde les jeunes Américains : « Faites très attention à ce que vous mettez en ligne sur Facebook. Quoi que vous y fassiez, tôt ou tard, cela émergera dans votre vie. »

Si tout ce que les jeunes postent sur le Net leur revient comme un boomerang, on peut s’interroger. Quels effets provoqueront alors ces photos dédicacées (dédipix) de fesses et de seins que les adolescentes françaises déposent depuis quelques mois sur la Toile ? « Pour ces jeunes filles, ça ne pose pas de problème aujourd’hui. Mais en ligne, ces images deviennent indélébiles. Et dans dix ans, à l’entrée sur le marché du travail, elles risquent de leur nuire », s’inquiète Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, qui vient d’organiser un colloque à Paris sur l’identité et l’oubli sur Internet.

« Il est techniquement impossible de supprimer tous les propos, photos et vidéos mis sur Facebook ou Twitter, car ces informations sont relayées et dupliquées à l’infini », s’inquiète Alex Türk, le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), qui se dit « affolé » par le vide juridique. Les psys, eux, pointent l’absence d’information. « Quand les jeunes mettent en ligne leur intimité, ils n’ont pas conscience qu’ils en sont dépossédés », explique la psychologue Béatrice Copper-Royer (1).

Or leur avenir professionnel peut en pâtir. Récemment, une étudiante américaine a été évincée d’un entretien d’embauche. Le motif ? Son recruteur l’a vue en photo sur Facebook, accrochée à une barre de strip-tease à une fête de fin d’année. Et le phénomène grandit. En 2007, selon l’étude du cabinet américain ExecuNet, 85 % des DRH auraient « googlelisé » le nom des postulants avant l’entretien. Et 43 % auraient rejeté des C. V. après la découverte d’informations sur Internet.

Quelles solutions ? Au niveau technique, quelques pistes existent comme, par exemple, des fichiers à durée de vie limitée, qui s’autodétruisent au bout de quelques mois. « Il faut aussi établir un cadre légal, explique Alex Türk. Quand on quitte un réseau social, on doit pouvoir effacer toute trace. Pour l’instant, Facebook comme Twitter le refusent. Et comme ces serveurs sont situés sur le sol américain, nous n’y pouvons rien. Il faut donc trouver des accords juridiques entre les États-Unis et l’Europe. »

En attendant, Nathalie Kosciusko-Morizet veut parier sur la bonne volonté des acteurs et propose une charte des bonnes pratiques, signées par les géants du Net et les réseaux sociaux, qu’elle espère faire valoir au Forum mondial sur la gouvernance de l’Internet, qui s’ouvre cette semaine en Égypte.

   Pour l'avoir remarqué personnellement, Facebook n'exige aucune
preuve de la majorité des inscrits. Je connais deux enfants de 12 et 13 ans qui sont inscrits et ce de façon très facile et sans aucun contrôle de majorité sur ce site. Je ne connais pas les autres réseaux du Net, mais une mineur que je connais bien a eu dernièrement quelques soucis avec un internaute plus âgé. Soyons très vigilants pour nos enfants, pour eux ce n'est qu'une mise en relation avec des copains qui sont déjà inscrits! D'ailleurs quand on leur dit qu'ils n'ont pas le droit d'être sur ce genre de site, ils vous répondent:    
   "mais j'suis pas le seul ou la seule, à l'école y'en a plein d'autres..."        

           




Commenter cet article