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ctoutpourvous

Des murs et des lamentations à la pelle....

11 Novembre 2009, 11:05am

Publié par marigotine FWI



         Les principaux murs de séparation dans le monde

<b>Israël – Palestine : le mur de « sécurité »</b><br> Surnommé « mur de l’apartheid » par les Palestiniens, « barrière de sécurité » par les Israéliens, le mur édifié par ces derniers entre leur Etat et les Territoires palestiniens a surtout suscité de nombreuses polémiques depuis les débuts de sa construction à l’été 2002. A cette époque, Ariel Sharon, alors premier ministre israélien, avait présenté ce rempart comme la solution pour mettre un terme aux attaques des Palestiniens (attentats suicides et tirs de roquettes). Mais si les attentats visant Israël ont effectivement diminué, la Cour internationale de justice de la Haye a déclaré illégale la construction de cette muraille en juillet 2004 et en a exigé la destruction. Sept ans après, le mur est toujours là, mais il n’a pas encore été terminé. Sur les 800 kilomètres prévus à l’origine, seuls deux tiers du tracé ont été achevés.
Israël – Palestine : le mur de « sécurité »
Surnommé « mur de l’apartheid » par les Palestiniens, « barrière de sécurité » par les Israéliens, le mur édifié par ces derniers entre leur Etat et les Territoires palestiniens a surtout suscité de nombreuses polémiques depuis les débuts de sa construction à l’été 2002. A cette époque, Ariel Sharon, alors premier ministre israélien, avait présenté ce rempart comme la solution pour mettre un terme aux attaques des Palestiniens (attentats suicides et tirs de roquettes). Mais si les attentats visant Israël ont effectivement diminué, la Cour internationale de justice de la Haye a déclaré illégale la construction de cette muraille en juillet 2004 et en a exigé la destruction. Sept ans après, le mur est toujours là, mais il n’a pas encore été terminé. Sur les 800 kilomètres prévus à l’origine, seuls deux tiers du tracé ont été achevés


D’autres murs continuent d’être érigés à travers le monde, comme ici en Corée. Une «zone démilitarisée» (DMZ, longue d'environ 240 km) a été établie en 1953, pour consacrer la partition entre un Nord sous influence communiste et un Sud soutenu par les États-Unis. Cette zone tampon concentre paradoxalement le plus grand nombre de troupes au monde.
D’autres murs continuent d’être érigés à travers le monde, comme ici en Corée. Une «zone démilitarisée» (DMZ, longue d'environ 240 km) a été établie en 1953, pour consacrer la partition entre un Nord sous influence communiste et un Sud soutenu par les États-Unis. Cette zone tampon concentre paradoxalement le plus grand nombre de troupes au monde.


<b>Le mur entre les deux Corées, un héritage de la Guerre froide</b><br> Le temps s’est fixé entre les deux Corées, sur la « DMZ ». La zone démilitarisée qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud est en effet le dernier vestige de la Guerre froide. Ce no man’s land a été créé en 1953 sur le 38e parallèle, à la fin de la guerre qui a divisé le pays pendant trois ans. Mais en réalité, cette zone clôturée et surveillée en permanence est loin d’être une zone pacifique tant elle est militarisée. De part et d'autre de la frontière longue de 240 kilomètres, 700 000 soldats nord-coréens et 410 000 sud-coréens patrouillent constamment. Un spectacle pour de nombreux touristes de Corée du Sud qui s’y rendent régulièrement pour observer, à l’aide de jumelles, « le pays le plus fermé du monde », leur voisin du Nord. Depuis l’été dernier cependant et la proposition du dictateur nord-coréen de rouvrir les voyages touristiques entre les deux Corées, leurs relations tendent à se réchauffer.
Le mur entre les deux Corées, un héritage de la Guerre froide
Le temps s’est fixé entre les deux Corées, sur la « DMZ ». La zone démilitarisée qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud est en effet le dernier vestige de la Guerre froide. Ce no man’s land a été créé en 1953 sur le 38e parallèle, à la fin de la guerre qui a divisé le pays pendant trois ans. Mais en réalité, cette zone clôturée et surveillée en permanence est loin d’être une zone pacifique tant elle est militarisée. De part et d'autre de la frontière longue de 240 kilomètres, 700 000 soldats nord-coréens et 410 000 sud-coréens patrouillent constamment. Un spectacle pour de nombreux touristes de Corée du Sud qui s’y rendent régulièrement pour observer, à l’aide de jumelles, « le pays le plus fermé du monde », leur voisin du Nord. Depuis l’été dernier cependant et la proposition du dictateur nord-coréen de rouvrir les voyages touristiques entre les deux Corées, leurs relations tendent à se réchauffer
<b>Etats-Unis – Mexique : une barrière économique</b><br> Si la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique mesure 3 169 kilomètres de long et borde quatre Etats américains (Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie), le mur court sur un peu plus de 900 kilomètres. A l’origine ? Un projet de George W. Bush qui souhaitait séparer les deux pays pour lutter contre l’immigration clandestine et le trafic de drogue. Certes, depuis trois ans, la barrière a permis de ralentir le trafic, mais sans parvenir à lui donner un coup d’arrêt. Les immigrés continuent de franchir la frontière pour atteindre le rêve américain. Et sont confrontés à différents obstacles selon les endroits de passage : de hauts panneaux de tôles, des pylônes, des capteurs virtuels ou bien encore des caméras, tandis que quelques rares zones ne sont pas protégées. Mais tous n’arrivent pas à destination, certains se perdant dans le désert ou se noyant dans le Rio Grande, s’ils n’ont pas été fusillés avant par les gardes-frontières ou arrêtés par les Minute Men, cette milice privée qui lutte âprement contre l’immigration clandestine. 378 morts ont été recensés en 2009.
Etats-Unis – Mexique : une barrière économique
Si la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique mesure 3 169 kilomètres de long et borde quatre Etats américains (Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie), le mur court sur un peu plus de 900 kilomètres. A l’origine ? Un projet de George W. Bush qui souhaitait séparer les deux pays pour lutter contre l’immigration clandestine et le trafic de drogue. Certes, depuis trois ans, la barrière a permis de ralentir le trafic, mais sans parvenir à lui donner un coup d’arrêt. Les immigrés continuent de franchir la frontière pour atteindre le rêve américain. Et sont confrontés à différents obstacles selon les endroits de passage : de hauts panneaux de tôles, des pylônes, des capteurs virtuels ou bien encore des caméras, tandis que quelques rares zones ne sont pas protégées. Mais tous n’arrivent pas à destination, certains se perdant dans le désert ou se noyant dans le Rio Grande, s’ils n’ont pas été fusillés avant par les gardes-frontières ou arrêtés par les Minute Men, cette milice privée qui lutte âprement contre l’immigration clandestine. 378 morts ont été recensés en 2009

Autre «mur», celui qui longe la frontière mexicano-américaine, décrété par le président Georges Bush en 2006. Totalisant 1 200 kilomètres, soit un tiers de la frontière, ce mur haut de 4,50 mètres cherche à prévenir les migrations illégales des latinos vers les Etats-Unis.


<b>Nicosie, une capitale coupée en deux</b><br> Une capitale divisée en deux. La situation est aujourd’hui inédite dans le monde, mais réelle. Du moins pour les milliers d’habitants de l’île de Chypre, dont le pays est scindé en deux depuis 1974. Au nord de la « ligne verte », la République chypriote turque du nord (RCTN), reconnue uniquement par la Turquie, et au sud, la République de Chypre, membre de l’Union européenne et peuplée en majorité de Chypriotes grecs. <br> Longue de 180 kilomètres, la « ligne verte » est un enchevêtrement de barbelés, de vieux bidons et d’immeuble délabrés. Une zone démilitarisée surveillée par l’ONU où des soldats grecs et turcs se font face. Depuis 2003, plusieurs points de passage ont été créés et 10 000 personnes passent dorénavant chaque jour cette « frontière » pour aller travailler.
Nicosie, une capitale coupée en deux
Une capitale divisée en deux. La situation est aujourd’hui inédite dans le monde, mais réelle. Du moins pour les milliers d’habitants de l’île de Chypre, dont le pays est scindé en deux depuis 1974. Au nord de la « ligne verte », la République chypriote turque du nord (RCTN), reconnue uniquement par la Turquie, et au sud, la République de Chypre, membre de l’Union européenne et peuplée en majorité de Chypriotes grecs.
Longue de 180 kilomètres, la « ligne verte » est un enchevêtrement de barbelés, de vieux bidons et d’immeuble délabrés. Une zone démilitarisée surveillée par l’ONU où des soldats grecs et turcs se font face. Depuis 2003, plusieurs points de passage ont été créés et 10 000 personnes passent dorénavant chaque jour cette « frontière » pour aller travailler.
<b>Ceuta, porte d’entrée de l’Europe</b><br> Un grillage de 3,5 mètres de haut et 9 kilomètres de long, 21 miradors, des patrouilles régulières de la Garde Civile, des détecteurs de présence : telle est la porte d’entrée de l’Union européenne pour des milliers d’Africains, un mur, symbole du fossé entre l’Europe et ses voisins pauvres du Sud. Egalement surnommée la « Valla », la barrière de Ceuta, une enclave ibérique de 20 km² située à la pointe nord-ouest du Maroc, empêche les milliers de candidats au départ d’atteindre l’eldorado européen.<br> Le gouvernement espagnol a créé le Ceti, un centre de séjour temporaire construit sur les hauteurs de Ceuta où 452 clandestins sont actuellement hébergés. Alors que les Marocains et Algériens sont généralement renvoyés chez eux, ce sont les Somaliens, Congolais, Ivoiriens et Nigériens qui y sont logés. A une douzaine de kilomètres seulement de l’eden européen…
Ceuta, porte d’entrée de l’Europe
Un grillage de 3,5 mètres de haut et 9 kilomètres de long, 21 miradors, des patrouilles régulières de la Garde Civile, des détecteurs de présence : telle est la porte d’entrée de l’Union européenne pour des milliers d’Africains, un mur, symbole du fossé entre l’Europe et ses voisins pauvres du Sud. Egalement surnommée la « Valla », la barrière de Ceuta, une enclave ibérique de 20 km² située à la pointe nord-ouest du Maroc, empêche les milliers de candidats au départ d’atteindre l’eldorado européen.
Le gouvernement espagnol a créé le Ceti, un centre de séjour temporaire construit sur les hauteurs de Ceuta où 452 clandestins sont actuellement hébergés. Alors que les Marocains et Algériens sont généralement renvoyés chez eux, ce sont les Somaliens, Congolais, Ivoiriens et Nigériens qui y sont logés. A une douzaine de kilomètres seulement de l’eden européen…
<b>Les <i>peacelines</i> de Belfast ou murs de la séparation</b><br> Quatre-vingt-huit murs divisent la ville de Belfast, en Irlande du Nord. 88 peacelines qui ont été érigés dans l’ouest de la ville année après année depuis les premières violences de 1969 entre les loyalistes (protestants) et les républicains (catholiques). C’est le lieutenant général Ian Freeland, de l'armée britannique, qui décida d'ériger une barrière de protection pour éviter que les heurts ne dégénèrent, comme lors des troubles qui opposèrent l’Armée républicaine d’Irlande (IRA) aux groupes paramilitaires loyalistes dans les années 1960. <br> Ces barrières se matérialisent aujourd’hui par une succession de murs et de remparts de tôles qui séparent les quartiers pauvres catholiques de ceux des protestants. 15 kilomètres, avec miradors, dispositifs de sécurité et caméras de vidéosurveillance. Si l’on trouve quelques passages libres par endroit, les peacelines sont toujours là, alors que le général Freeland avait promis que l’Irlande du Nord n’aurait pas un « mur de Berlin ». Pire, de nouveaux ont vu le jour avec l’apparition récente de gangs qui s’efforcent de défendre leur territoire.
Les peacelines de Belfast ou murs de la séparation
Quatre-vingt-huit murs divisent la ville de Belfast, en Irlande du Nord. 88 peacelines qui ont été érigés dans l’ouest de la ville année après année depuis les premières violences de 1969 entre les loyalistes (protestants) et les républicains (catholiques). C’est le lieutenant général Ian Freeland, de l'armée britannique, qui décida d'ériger une barrière de protection pour éviter que les heurts ne dégénèrent, comme lors des troubles qui opposèrent l’Armée républicaine d’Irlande (IRA) aux groupes paramilitaires loyalistes dans les années 1960.
Ces barrières se matérialisent aujourd’hui par une succession de murs et de remparts de tôles qui séparent les quartiers pauvres catholiques de ceux des protestants. 15 kilomètres, avec miradors, dispositifs de sécurité et caméras de vidéosurveillance. Si l’on trouve quelques passages libres par endroit, les peacelines sont toujours là, alors que le général Freeland avait promis que l’Irlande du Nord n’aurait pas un « mur de Berlin ». Pire, de nouveaux ont vu le jour avec l’apparition récente de gangs qui s’efforcent de défendre leur territoire.

Des Palestiniens ont abattu, quant à eux, un obstacle en béton construit le long de la barrière de sécurité érigée par Israël, en Cisjordanie occupée. La barrière est présentée par les Israéliens comme une «clôture antiterroriste», qui sert à les protéger des attentats, mais les Palestiniens la qualifient de «mur de l'apartheid». <b><a href=''http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/05/01003-20091105DIMWWW00556-les-principaux-murs-de-separation-en-image.php'' target=''_blank'' >(Cliquez ici pour voir plus d’images) </a></b>
Des Palestiniens ont abattu, quant à eux, un obstacle en béton construit le long de la barrière de sécurité érigée par Israël, en Cisjordanie occupée. La barrière est présentée par les Israéliens comme une «clôture antiterroriste», qui sert à les protéger des attentats, mais les Palestiniens la qualifient de «mur de l'apartheid». 



       










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