Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 11:48

              
  •             L'intrépide Lefranc au secours des Corons

    Le dernier album de la série Lefranc, Noël noir, paru chez Casterman.

    Le dernier album de la série Lefranc, Noël noir, paru chez Casterman.

    Les auteurs

    Même si le personnage de Lefranc a été créé par Jacques Martin en 1952 dans le journal de Tintin, avec le formidable album «La Grande Menace», il est difficile de réduire cette série culte à son seul auteur. Voici donc une chronologie subjective des différentes «vies» de l'intrépide Lefranc.
    Dès le quatrième épisode, le créateur d'Alix confie le dessin à Bob de Moor puis Gilles Chaillet, tout en assurant le scénario jusqu'en 2004. Chaillet abandonne ensuite Lefranc en 1998. Plusieurs équipes se succèdent jusqu'à la reprise en main récente d'André Taymans, Erwyn Dreze et Michel Jacquemart, sous la houlette d'une sorte de «Comité Jacques Martin».
    Né à Liège en 1957, Michel Jacquemart est titulaire d'un Master en Biologie. Il occupe divers postes dans l'enseignement, mène des recherches en toxicogénétique avant de se consacrer à sa passion de toujours la BD.
    Frédéric Legrain, dit Régric est né quant à lui en 1969. A 7 ans, cet autodidacte francilien trouve son pseudo et se jure de devenir dessinateur de BD.

    L'album

    Après avoir écarté la menace nucléaire brandie par les «Maîtres de l'Atome», Lefranc retrouve la douillette rédaction de son journal Le Globe. Nous sommes le 23 décembre 1955. Soit un jour avant Noël. C'est la «trêve des confiseurs» pour la presse. Son rédacteur en chef lui propose alors un reportage un tantinet «bidonné» sur le mystère des soucoupes volantes. Un attrape gogo qui va faire vendre, coco ! Mais l'incorruptible Lefranc refuse énergiquement. Soudain, le téléscripteur crache une bien triste nouvelle : une centaine de mineurs viennent de se faire emmurer dans un bassin de charbonnage du nord. N'écoutant que sa conscience professionnelle, Lefranc monte dans son Alfa et se lance sur les pavés du Nord. Une fois arrivé, il retrouve son ami l'inspecteur Renard. Tous deux constatent que le feu s'étend dans la mine et menace à chaque instant de tout faire exploser. Un agent d'Interpol est également présent sur les lieux pour arrêter un dangereux terroriste. Pourtant, rapidement, Lefranc fait fi des lourdeurs bureaucratiques, et se joint aux sauveteurs chargés de retrouver les mineurs bloqués dans leurs galeries à plus de 900 mètres de fond. Alors qu'ils embarquent dans une sorte d'énorme tonneau baptisé «cuffat», une jeune femme d'origine italienne, Luciana, se jette dedans voulant retrouver son époux. L'aventure commence. Elle sera plutôt intense, intimiste et tragique.

    L'histoire concoctée par Jacquemart est sacrément bien ficelée, on peut le dire (quoiqu'un peu trop documentée par endroits). Qu'importe, par sa densité narrative, ce vingtième tome renoue avec l'ADN de la série Lefranc, c'est-à-dire, une pincée de suspense à la Hitchcock, une bonne dose de Blake et Mortimer et la nostalgie d'un héroïsme à la française, un peu daté années 50.

    L'autre innovation de Jacquemart se situe au niveau même de l'intrigue. Loin des menaces planétaires et du diabolique Axel Borg, le scénariste se recentre sur un drame humain, doublé d'une tragédie sentimentale, le tout relevé par une chasse au terroriste. Jacquemart stigmatise également les déplorables conditions de travail des mineurs, ici victimes du non-respect des règles de sécurité élémentaires. On se croirait dans Germinal !

    Il n'empêche, cet épisode dense, sombre et palpitant, se pose comme une véritable réussite du genre.

    Éditions Casterman, 48 pages. 10 euros.        (une bonne idée cadeau pour les accros à la BD)
     
                                                                          Marigotine

  •                  Les planches de "Noël noir"
              Pour une fois, on redécouvre la rédaction parisienne du journal de Lefranc Le Globe. La Tour Eiffel au fond de première case. Au premier plan, les guirlandes entre les immeubles haussmanniens prouvent que l'aventure se situe en période de Noël. L'atmosphère journalistique est très bien rendue. Le téléscripteur est d'époque. Quant à l'idée du rédacteur en chef de Lefranc de faire un reportage sur les soucoupes volantes, elle est totalement logique, puisque l'incident de Roswell qui a popularisé les OVNIS dans le monde entier, date de 1947. On appréciera aussi la fameuse Alfa Roméo rouge Veloce « préparée » par le célèbre garagiste Conrero.

Pour une fois, on redécouvre la rédaction parisienne du journal de Lefranc Le Globe. La Tour Eiffel au fond de première case. Au premier plan, les guirlandes entre les immeubles haussmanniens prouvent que l'aventure se situe en période de Noël. L'atmosphère journalistique est très bien rendue. Le téléscripteur est d'époque. Quant à l'idée du rédacteur en chef de Lefranc de faire un reportage sur les soucoupes volantes, elle est totalement logique, puisque l'incident de Roswell qui a popularisé les OVNIS dans le monde entier, date de 1947. On appréciera aussi la fameuse Alfa Roméo rouge Veloce « préparée » par le célèbre garagiste Conrero.

Dans les galeries souterraines de la mine, Lefranc souffre d'hallucinations. Un gaz toxique, le « Puteux » lui fait voir « Gursil Baal, le dévoreur d'enfants » un monstre mythologique qui rappelle une aventure précédente.
Dans les galeries souterraines de la mine, Lefranc souffre d'hallucinations. Un gaz toxique, le « Puteux » lui fait voir « Gursil Baal, le dévoreur d'enfants » un monstre mythologique qui rappelle une aventure précédente.
Ces deux planches forment un des meilleurs moments de l'album. Bien construites, ce dyptique alterne une lecture verticale traditionnelle (planche ci-dessus), à une accélération rythmique horizontale qui dramatise l'action (planche suivante). Du grand art ! Sans oublier les références à Edgar P.Jacobs dans L'Enigme de l'Atlantide.
Ces deux planches forment un des meilleurs moments de l'album. Bien construites, ce dyptique alterne une lecture verticale traditionnelle (planche ci-dessus), à une accélération rythmique horizontale qui dramatise l'action (planche suivante). Du grand art ! Sans oublier les références à Edgar P.Jacobs dans L'Enigme de l'Atlantide.

Ces deux planches forment un des meilleurs moments de l'album. Bien construites, ce dyptique alterne une lecture verticale traditionnelle (planche précédente), à une accélération rythmique horizontale qui dramatise l'action (planche ci-dessus). Du grand art ! Sans oublier les références à Edgar P.Jacobs dans L'Enigme de l'Atlantide.
Ces deux planches forment un des meilleurs moments de l'album. Bien construites, ce dyptique alterne une lecture verticale traditionnelle (planche précédente), à une accélération rythmique horizontale qui dramatise l'action (planche ci-dessus). Du grand art ! Sans oublier les références à Edgar P.Jacobs dans L'Enigme de l'Atlantide.

Bonne lecture à tous.






Par marigotine FWI - Publié dans : L'acthumour ré créatif - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Texte Libre

Ma Page sur Hellocoton

Toujours aussi nombreux...

http://www.abcompteur.com
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés