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ctoutpourvous

BIO "BLABLA" ou l'intox au naturel....

5 Janvier 2010, 12:27pm

Publié par marigotine FWI



                                      DU BIO: UN BEL "IMBROGLIOBIO"
     Le meilleur du meilleur pas forcément pour le consommateur

          

Les distributeurs suivent une cure de jouvence à base de produits bio. En forte croissance, ils sont plus rentables et bons pour leur image.

Petits pots pour bébé, vin blanc, mascara, biscuits, yaourts… Dès l'entrée du nouveau Géant Casino de Montpellier, une miniboutique de 130 mètres carrés rassemble les 800 références bio de l'enseigne.

 


 

Auchan et Carrefour mènent la même stratégie. Au fur et à mesure des réaménagements de magasin, les produits bio sont plus nombreux et plus visibles. «Dans 60 % de nos hypermarchés, nous avons mis en place une double implantation de nos produits bio, confie Sandrine Mercier, directrice du développement durable de Carrefour. D'une part, au milieu de chaque rayon, pour séduire les consommateurs occasionnels de bio ; d'autre part, nous rassemblons l'ensemble de notre gamme dans des espaces dédiés, pour satisfaire les accros au bio.»

Grâce à cette surexposition, renforcée par des campagnes de publicité, les ventes de produits bio ont progressé de 30 % l'an passé dans les supermarchés et les hypers français, après une progression de 39 % en 2008. Désormais, les grandes surfaces traditionnelles vendent plus de bio que les réseaux spécialisés, comme Biocoop, Natuaralia ou la Vie claire Certes, le bio reste marginal et représente seulement moins de 2 % des ventes d'aliments en France. Mais pour les enseignes en panne de croissance, le boom du bio est une aubaine. «Les distributeurs vont chercher la croissance partout où elle se trouve, et surinvestissent sur ce segment qui monte, quitte à sortir d'autres références des linéaires» , analyse Olivier de Panafieu, du cabinet Roland Berger.

 

 

Les aliments bio présentent un intérêt supplémentaire pour les enseignes : ils sont plus rentables. «Alors que les distributeurs réalisent de 25 à 30 % de marge sur les produits d'épicerie non bio, leur marge grimpe de 35 à 40 % sur la gamme bio, assure Didier Suberbielle, PDG de Nutrition & Santé, producteur de biscuits et jus bio. C'est un marché où la bataille entre marques est moins rude, et où la clientèle a plus de moyens.»

Pour séduire les consommateurs sensibles au prix, les grandes surfaces misent par ailleurs sur leur marque de distributeur (MDD). Dans les rayons alimentaires de Carrefour, 30 % des ventes sont réalisées avec la MDD. «Mais pour les produits bio, la proportion dépasse 50 %», confie Sandrine Mercier. Leurs tarifs sont inférieurs à ceux des marques, mais leurs marges souvent plus élevées.

Surtout, les consommateurs de bio, même occasionnels, ne sont pas très sensibles aux marques. Du coup, les géants de l'agroalimentaire n'ont jusqu'ici pas rencontré de gros succès avec les nouvelles références bio de Lu, Président, Lesieur, Fleury Michon ou Knorr.


Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.

 

Naturalia contre-attaque

 

Les marques exclusivement bio vendues en grandes surfaces, comme Bjorg, Céréal Bio ou Jardin Bio, qui jouissaient jusqu'ici d'un quasi-monopole sur une niche, profitent, elles, de la croissance du marché. Mais elles doivent batailler pour rester visibles au milieu des MDD. «Notre challenge, c'est de convaincre les consommateurs que nous leur apportons en plus des bienfaits pour la santé, explique Christophe Barnouin, PDG de Distriborg (Bjorg). Les MDD bio ne sont que des logos, et on risque de devenir obèse en abusant de certains produits bio.»

Également menacés par les géants de la distribution, les réseaux spécialisés en bio font tout pour ne pas se laisser distancer. Ils misent sur un nombre plus important de références : 5 000 chez Naturalia. L'enseigne propose par exemple 25 variétés d'huile et 50 sortes de miel (pissenlit, rhododendron, bruyère etc.)

Leur contre-offensive consiste à copier les méthodes des distributeurs généralistes. Rachetée à l'été 2008 par Monoprix, Naturalia a installé dans son dernier magasin parisien un espace snacking, avec table d'hôte, rayon traiteur et gondoles de plats préparés : pavé de truite au gingembre, couscous aux amandes, sandwich au jambon végétal, bière aux algues, smoothie acerola-carotte. «Certaines clientes entrent pour les salades et découvrent les produits sans gluten et galettes aux graines germées», se réjouit Alain Carini, le directeur général, ravi de séduire une nouvelle clientèle.

Désormais chez Naturalia, les bobos côtoient les clients historiques macrobio et végétariens. Dernière recette empruntée aux enseignes classiques, les catalogues promotionnels. Naturalia a sorti sa première brochure spéciale Noël. Au menu : saumon fumé des Shetland, chapon sarthois, macarons et champagne, le tout bio.

Peu de fidèles, beaucoup d'occasionnels

 

Les adeptes du bio sont plutôt urbains, bien implantés en Ile-de-France et dans le sud du pays, d'après l'agence Bio . Ils sont très présents dans les populations ayant le plus haut niveau d'études et aussi parmi les familles avec de jeunes enfants. Malgré les perspectives de croissance envisagées pour le secteur, le bio ne pesait que 1,7 % du marché alimentaire national en 2008. d'après une étude TNS Worldpanel, le panier bio annuel s'établit à 46 € pour dix actes d'achat en 2009. Une moyenne qui masque de fortes disparités : deux tiers des acheteurs seraient des « désengagés », peu convaincus par ce type de produits : ils n'en achètent que cinq fois par an en moyenne. L'essentiel du chiffre d'affaires provient d'un noyau dur d'acheteurs qui ont fait du bio un mode de vie. On les retrouve parmi les 13 000 adhérents de Bio Consom'acteurs, la seule association nationale de consommateurs bio.

                                             MARIGOTINE

Commenter cet article

quentin 06/03/2010 13:09


bonjour , merci beaucoup pour votre réponse positive mon adresse mail est q-dev@hotmail.fr
amicalement a bientôt


pierrot 03/03/2010 16:40


bonjour votre article m'interrèsse pour monter un exposé a se sujet le copier coller etant bloquer pourais je avoir s'il vous plait une copie de votre travail.
bien évidement je ne le diffuserai pas sur internet ou autre réseaux-socio merci d'avance


marigotine FWI 03/03/2010 21:00


Bonsoir,
As-tu un blog ou une adresse mail où je peux t'adresser le contenu de cet article en copié/collé
Amitiés @+++ Marigotine