Partager l'article ! Au nom de la mère et du saint blabla....: &n ...

Un mensonge bien pratique ?
« Ah bon ? Elle a pleuré, cette nuit ? Non, je n’ai rien entendu… » Je me suis levée les trois premiers mois, mais, depuis, je suis atteinte d’un mal étrange : la
surdité temporaire nocturne.
Un oubli fatal ?
Après plus d’un an de crèche, je trouvais qu’on s’en sortait drôlement bien, financièrement parlant. Jusqu’à ce qu’un courrier assez courroucé de la mairie
m’apprenne que mon prélèvement n’avait jamais été mis en place ! Je devais donc plus de 6 000 euros ! À payer très vite, sous peine de perdre la place conquise de haute lutte.
Juliette Swildens, créatrice de mode, 38 ans, deux filles de 10 et 12 ans
Votre plus mauvaise action ?
Cette fois où, à force d’entendre ma cadette pleurnicher quand je lui démêlais les cheveux – et de répéter « si tu continues, on les coupe ! » –, j’ai empoigné mes ciseaux et tranché 20 cm de sa
précieuse chevelure !
Un mensonge bien pratique ?
« Pas de bonbons à la maison ! » En fait, c’est moi qui suis la plus accro, j’en ai toujours des stocks partout dans des caches secrètes. Parfois, je m’aperçois
qu’elles ont été visitées, mais officiellement je ne perds pas la face.
Un oubli fatal ?
Very important compétition d’équitation. J’avais préparé un sac énorme avec tout le matériel – cravache, bombe, etc. –, sauf les bottes, car je pensais que
mon aînée les avait sur elle… Eh bien non, elle était à rollers. On s’en doute, les organisateurs ne l’ont pas laissée monter en chaussettes !
Trish Deseine, auteure culinaire, 45 ans, trois garçons de 12, 13 et 17 ans, une fille de 9 ans
Votre plus mauvaise action ?
J’envoie systématiquement les enfants faire toutes les courses en prétendant que c’est pour développer leur autonomie. Du pur bla-bla : ça m’arrange bien, c’est tout.
Un mensonge bien pratique ?
« Les chéris, on ne me dérange pas, j’ai un texte urgent à écrire que je dois rendre dans une heure ! » En fait, je suis en train de chatter ou de m’acheter un truc
sur un site de mode…
Un oubli fatal ?
J’ai un problème récurrent avec les affaires de sport, jamais lavées ou achetées à temps… Ce matin, ma fille est encore partie à un test d’endurance avec un jogging
de son frère (beaucoup trop grand) qu’on a fait tenir avec des épingles de nourrice (beaucoup trop petites !).
Laure Kaltenbach, directrice générale du Forum d'Avignon,
37 ans, deux filles de 5 et 8 ans
Votre plus mauvaise action ?
Les cadeaux Disney ou Barbie, que je trouve trop moches, mais que mes filles ont adoré recevoir, disparaissent mystérieusement après les anniversaires. Je sais,
c’est névrotique, je n’y peux rien.
Un mensonge bien pratique ?
« Ma chérie, si tu ne mets pas tes nouvelles chaussures, ta grand-mère va être très triste. » Bon, ce n’est même pas elle qui les a achetées, et ça joue à fond sur la culpabilité. Mais dans
l’urgence (école dans cinq minutes et Start Rite prétendument trop serrées), c’est le seul argument qui me vienne à l’esprit…
Un oubli fatal ?
« Oups, j’ai oublié ton inscription au cours de piscine le samedi à 15 heures ! » En vrai, je n’ai aucune envie de nous bloquer tous les week-ends.
Après des années de domination de la figure de la mère pro, parfaite et assurant sur tous les fronts, la mère « nulle » et débordée est de retour.
Entre le spectacle iconoclaste de Florence Foresti (Mother Fucker) et la prolifération des blogs d’incompétentes revendiquées, la révolte gronde ! L’excellent Chroniques d'une mère
indigne...
(sur www.mereindigne.com), plaisamment sous-titré « Une vie sale parsemée de couches bien remplies – à moins que ce ne soit l’inverse ? »,
est un monument du genre.
Le personnage de la « slummy mummy », aimante mais souvent réduite à des expédients pour tenir le choc, est aussi très populaire outre-Manche. La
chroniqueuse Fiona Neill anime dans le Times une colonne adorée d’un public de femmes qui se reconnaissent dans son joyeux chaos domestique et familial. Désormais déclinée en roman
best-seller (1) et en tournage pour ABC, c’est un peu comme si Bridget Jones avait eu des gosses ! Et c’est bon… Dans un registre plus vengeur, le site British MumsRock (« parce qu’il y a une vie après la maternité ») revendique, lui, le droit de
rester branchée malgré les bébés. Et pourfend sans relâche sa bête noire : la « dummy mummy », dont l’horizon s’est réduit aux biberons mais qui feint d'aimer ça...
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